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| Le
Théatre Comorien |
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Esprit de Transhumance |
ESPRIT DE
TRANSHUMANCE
par Soeuf ELBADAWI d'après Saïdoune BEN ALI Musique : Souleïmane
Mze Cheikh |
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LA PIECE
Fragments d’une vie
agitée
Il était une fois la légende de Bouroungou Houmadi
Bongo... personnage au verbe hanté. sacrifié un soir de mauvaise
lune pour avoir dit la mémoire trouée des siens. dégommé surtout
pour avoir nommé la résignation des uns. et pointé du doigt la
dépossession orchestrée par quelques mains ennemies sur son archipel
aux quatre lunes. l'archipel des Comores. qui tangue tel un vieux
boutre fatigué sur la mer indianocéane… Bouroungou se voulait poète.
au service de son peuple. beaucoup l'ont cru fou. il semble pourtant
avoir été seul à réclamer l'homme nouveau sur cette terre insulaire.
seul à appeler à la mise à mort de l'oligarchie-bouffonerie.
Pour la petite
histoire
Esprit… est un montage de textes. issus pour la
plupart des Testaments de transhumance de l’écrivain
Saïndoune Ben Ali. il tente de raconter le naufrage annoncé d’un
peuple insulaire. avec le verbe parfois cardiaque de la
schizophrénie. Esprit… évoque quelques-uns des moments forts
de la vie agitée de Bouroungou Houmadi Bongo. poète décédé d’une
traître balle dans la nuque. tirée dans la nuit noire des souvenirs
indianocéans.
Un poète mort. le fait est presque banal. dans un monde où les
objets paraissent avoir plus de sens que la vie d’un homme. inspiré
ou illuminé fut-il. Bouroungou est mort. et son seul tort est
d’avoir voulu mêler ses doutes à la destinée de tout un peuple… dans
un pays -les Comores- qui sombre dans le chaos.
Bouroungou Houmadi Bongo était de ceux qui refusent les scénarios
imposés. il disait non à l’ultime expérience de la dépossession
post-coloniale, pendant que ses frères et sœurs, eux, continuent à
déserter l’espérance de jour en jour. Bouroungou était de ceux qui
laissent le « sang donné » remonter du sable, y compris les
jours mauvais.
Bouroungou est mort. et
à peine si l’on se souvient de son existence. le vieux boutre de ses
angoisses continue pourtant à tanguer en haute mer. sans boussoles
ni repères. et sa parole –surtout- hante encore les bangwe remplies
de notables impotents sur sa terre de naissance. ce spectacle est un
hommage à son « dire ». |
L'AUTEUR
Soeuf ELBADAWI d'après Saïdoune BEN ALI
Musique : Souleïmane Mze Cheikh |
La première
version a été jouée au:
Festival Métissons, Marseille, Aout 2003
par LE MUR DU SON
Nouvelle
version a été jouée au:
Théatre de l'OPPRIME
78/80 Rue du Charolais
75012 PARIS
du 18 au 22 février 2004 |
Avec soeuf elbadawi. souleïmane mze cheikh. maxime
nourrissat en images. vladimir cagnolari en voix off. assistance à
la mise en scène halima issa.
.un spectacle présenté par washko ink. une première version avait
été produit à Marseille par Le Mur du son. à l’occasion du Festival
Métissons en août 2003. avec le concours notamment de Raharimanana.
Baco. et Diho.
.nous remercions Cati Antonelli sans qui ce projet n’aurait
probablement pas vu le jour. remercions également le théâtre de
l’Opprimé. Rui Frati et son équipe de bien vouloir nous faire
confiance.
.merci enfin au public… |

Washko
Ink.
Espace de création entièrement dédié à l’objet « Comores ». Washko
Ink. prend part à la mise en place dans le pays d’une « dynamique
culturelle, riche et salutaire, puisant à la fois dans le patrimoine et dans
l’ailleurs […] Une dynamique à laquelle peuvent participer d’autres peuples et
d’autres cultures du monde entier, aussi bien de la périphérie que du centre,
dans la continuité de l’histoire de ce pays ».
Avec ce spectacle, Washko Ink. souhaite contribuer à la réflexion sur le rôle
passé et à venir du créateur dans l’archipel. Le choix d’adapter une œuvre du
poète Saïndoune Ben Ali n’est pas innocent. Il demeure l’une des rares plumes
de sa génération trentenaire à s’interroger sur la mémoire des siens. Le
paradoxe a voulu que personne parmi ses compatriotes ne le lise à ce jour.
Publié à la Réunion par les éditions Grand Océan, sans connaître de grande
diffusion, son recueil, Testaments de transhumance, devrait connaître,
grâce notamment à ce projet de spectacle, une seconde vie auprès des éditions
Komedit.
La musique du spectacle est écrite et jouée par Souleïmane Mze Cheikh. un des
artistes les plus populaires de l’Archipel des Comores. la mise en scène est
assurée par Soeuf Elbadawi. le fondateur de Washko Ink. il est assisté de
Halima Issa. Avec qui il a travaillé il y a dix ans dans le cadre des
Enfants du Théâtre. une troupe de l’Alliance Franco-Comorienne de Moroni.
D’autres amis, tels le réalisateur Djoumoi Saïd, sont venus soutenir le
projet. Merci à tous. A Vladimir Cagnolari et à Maxime Nourrissat notamment.
Pour nous joindre
Washko Ink. B.P5357 Moroni Comores
Mail: washkonet@yahoo.fr
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