Les
ravages du paludisme sont dus à un parasite, le plasmodium, mais ils ne
pourraient avoir lieu sans l'anophèle, un moustique qui héberge le parasite
dans son tube digestif et le répand autour de lui. L’anophèle femelle s'infecte
en aspirant le sang d'une personne contaminée, puis transmet le parasite chaque
fois qu'elle pique un nouvel individu, Des chercheurs américains ont découvert
une protéine (SMI) qui pourrait enrayer ce cycle infernal.
Après
avoir identifié le gène correspondant, ils ont créé des moustiques
transgéniques exprimant cette protéine. D'après les tests réalisés, ceux-ci se
révèlent incapables d'excréter le parasite dans leur salive, et donc de
transmettre la maladie à l'homme. Les chercheurs espèrent que de tels
moustiques, introduits dans la nature, pourraient prendre la place des
moustiques sauvages et supprimer ainsi la diffusion du paludisme.
Source:
Nature, mai 2002.