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Media
: Presse, Radio, Télévision |
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Les difficultés de la
presse Comorienne |
Comme dans de nombreux pays, la presse
est confrontée à de nombreuses difficultés; problèmes de financement,
problème d'étroitesse du lectorat, problèmes de la diffusion à
l'étranger dans un pays qui compte une forte diaspora, et bien
entendu les éternelles difficultés d'existence des médias dans un pays
dont les régimes (puisqu'il faut compter avec 4 exécutifs, l'union et
les Iles) n'ont pas une politique clairement démocratique.
nous avons regroupé ici des témoignages relatifs aux difficultés de la
Presse aux Comores
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Liberté de la Presse à Anjouan
14/10/2003
Intervention de "BARAKANI"
parue dans le forum de discussion
Anjouan@yahoogroupes.fr
La liberté de la Presse menacée, la dictature s'installe
et la terreur s'instaure.
Le journal Al-Fadjr ne sort plus. Son aventure, qui a duré trois ans, s'est
terminée le 15 septembre dernier avec le N°49. Dans ce numéro, une seule
phrase, en gros caractère, à la « Une » a suffit d'explication et d'excuse à
la mort prématurée du bimensuel d'informations générales de l'île: « Interdit
de facto d'activités, lit-on dans ce journal, Al-Fadjr suspend ses parutions
».
En effet c'est la réponse que Mme Ramoulati Ben Ali(la directrice) et M.
Dhakioine Mohamed ont apportée au ministre Anjouanais Ismaîla Ali, chargé de
la Fonction publique, de la Justice et du Travail. Ce dernier les avait
invités à son bureau et au nom du gouvernement leur a signifié de choisir
entre le poste de professeur à l'ESSP( Ecole d'Enseignement Supérieur) de
Patsy et celui de journaliste d'Al fadjr. Les deux journalistes ont tenté de
mieux comprendre la raison de ce désaveu, mais le ministre, avare,
d'explications leur répéta qu'il attend très rapidement leur réponse.
Désemparés, ils ont donc quitté le bureau du ministre sans avoir obtenu
d'autres d'explications.
Interrogé, le ministre Ismaïla Ali n'a pas voulu dire ce dont le gouvernement
reproche au journal Al-Fadjr, mais il s'est contenté seulement de répéter
cette phrase courte mais qui en dit long : « J'ai demandé uniquement à ces
deux agents de la Fonction publique de choisir entre écrire dans le journal et
aller enseigner. » « Al fadjr, affirma-t-il, pourrait être rédigé par d'autres
personnes. » A la question de savoir si dans l'île, il existe un texte
interdisant à un fonctionnaire d'exercer une deuxième activité, le ministre
n'a pas eu de réponse à donner.
Ce qu'on peut essayer de comprendre sur cette affaire, c'est que ce bimensuel
osait critiquer et ouvrir ses colonnes à des opposants, ces derniers temps. Le
gouvernement supporterait alors mal que des fonctionnaires qu'il paie,
disposent d'un organe de presse qui attaquait ou critiquait les autorités
politiques en place.
BARAKANI
le 14/10/2003
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