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Politique |
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Le gouvernement de
l'Union des Comores |
COMPOSITION DU GOUVERNEMENT DE
L'UNION DES COMORES
formé le 5 juin 2002
Gouvernement de l'Union des Comores
Le Gouvernement se compose de 5 membres autour du Président
Président de l'UNION
M. Assoumani AZALI
Vice-président chargé des Finances, du
Budget, de l’Economie, du Commerce extérieur, des Investissements, et des
Privatisations:
El Yachourtu Caambi (ancien
Premier ministre, ancien ministre des Finances, ancien Secrétaire général de
la Commission de l’Océan Indien (COI), (originaire d’Anjouan)
Vice-président chargé de la Justice, de la
Sûreté territoriale, de l’Information, des Affaires religieuses, des Droits de
l’homme, et des Relations avec les Assemblées:
Rachidi Ben Massoundi (originaire
de Mohéli)
Ministre d’Etat chargé des Relations
extérieures, de la Coopération, de la Francophonie, de l’Environnement, et des
Comoriens de l’étranger:
Mohamed Elamine Souef (ancien
ministre des Affaires étrangères (originaire de la Grande-Comore)
Ministre d’Etat chargé des Affaires sociales,
de la Solidarité, de la Décentralisation, des Postes et Télécommunications, et
des Transports internationaux:
Soilihi Ali Mohamed (originaire de
la Grande-Comore)
Ministre délégué auprès du ministre d’Etat
chargé des Relations extérieures, de la Coopération, de la Francophonie, de l’Environnement,
et des Comoriens de l’étranger, porte-parole du gouvernement:
Ali Moumine (originaire d’Anjouan)
Cette dernière nomination n’a pas plu aux
nouvelles autorités d’Anjouan, qui ont aussitôt nommé leur propre ministre de
la Coopération. Ainsi, le 11 juin, le président de l’île autonome d’Anjouan,
le colonel Mohamed Bacar, a nommé un ministre d’Etat chargé de la
Coopération, de la Francophonie, et des Relations avec les Institutions de l’Union
des Comores. Djaanfar Salim Allaoui, vice-Premier ministre du
gouvernement d’union nationale de transition jusqu’à la mise en place, le 5
juin, du premier gouvernement de l’Union des Comores, devient ainsi une sorte
de ministre des Affaires étrangères de l’île d’Anjouan.
Cette nomination apparaît comme une première entorse à la Constitution de la
nouvelle Union des Comores, et à l’Accord-cadre de réconciliation nationale
comorienne signé le 17 février 2001 selon lequel, les relations extérieures
“relèvent du domaine exclusif” du pouvoir central de l’Union. Tout comme la
religion, la monnaie, la nationalité, la défense extérieure, et les symboles
nationaux.
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