Culture
SPARADRAP ( de Mohsen Mourid)
Pour soigner les blessures d’un «Gainsbarre» noir
Nous vous parlions, il y a quelque temps, du premier single d’un
Comorien vivant chez nous. Après «Fanatique d’Amel», Mohsen Mourid
«récidive» avec un nouveau titre : «Sparadrap».
Ce single, dont la durée est de 2 min 15, diffère complètement du
premier.
Outre les paroles, bien évidemment, les différences se situent au
niveau de la musique et du chant.
On s’attendait à des rythmes «rap pur» et on se retrouve avec un mélange
de raï et de reggae tirant légèrement vers la reggamuffin.
Au niveau du chant, le single fait appel à des paroles mélangeant
dialectes tunisien et algérien, «entonnés» par Mohamed Yacine Charni,
et des couplets en français et en swaihli (dialecte comorien), chantés
par Mohsen Mourid. «Sparadrap» narre l’histoire d’un homme qui
demande pardon à une femme, après l’avoir trahie.
Mohsen Mourid, qui a aussi réalisé la programmation musicale,
s’inspire de la littérature néo-gainsbourienne» pour saisir l’état
d’esprit des jeunes, car pour lui «il faut être acteur de ce qu’on
dit parce que ce qu’on vit on peut en témoigner avec force».
Très imprégné par Linton Kwesi Johson (poète marxiste jamaïcain)
depuis l’âge de 18 ans, Mohsen Mourid a opté pour un «constat
d’urgence» et une musique universelle et engagée.
Après ce second single, l’artiste comorien compte bien réaliser un
album avec huit chansons, pour le mois de juin prochain, chez nous, car
pour lui la Tunisie est «un pays ouvert qui offre des opportunités
pour se produire».
Zouhour HARBAOUI |

MOHSEN MOURID,
RAPPEUR COMORIEN EN TUNISIE |