Les Personnages
Politiques
 
Les sultans de Mohéli
Les administrateurs Français de Mayotte
Les Sultans et les résidents de Grande Comore
Prince Said Ibrahim
Said Mohamed Cheick
Said Mohamed Djaffar
Ali Soilihi
Ahmed Abdallah
Said Mohamed Djohar
Taki Abdoulkarim
Taki Abdoulkarim (2eme doc)
Décès de Taki
Tadjidine Ben said Masonde
Azali Assoumani 
 
En marge de l'histoire des Comores:

Ursule Salima MACHAMBA 1ère, Reine de Mohéli

Bob Denard

Jean Claude Vallée
Un siècle d'histoire
  • Les grandes dates de 1900 à nos jours
    THE COMOROS "The Federation of the Quarrelsome Sultans"
    Pierre Cyril Pahlavi

    The Islands of the Moon
    (an historic summary)


    Retour sur le 3 août 1975

    12 Nov.1975 Entrée à l'ONU
     
    La Question de l'état Nation
    Par Thoueybat SAID OMAR

    L'autonomie interne, une restauration de la dignité Comorienne (1946-1975) par Jean Louis GUEBOURG
  • Chronique historique
    par Mahmoud Ibrahime
    Les Comores avant la pénétration française
     
    De la colonisation à l'indépendance
    Archeologie
    Généralités
    Sites Méconnus
    Chomoni
    Iconi
    Les Comores et la Mer
  • Un recueil de sites et d'informations qui tournent autour des îles et de la mer
     
  • Ouvrages
    Tous les livres sur :
    Actualité économique et Politique
     
    Livres anciens
    Ouvrages de Chercheurs
     

    Histoire des Comores

    Ahmed Abdallah  (1919-1989)

    abdallah

    Ahmed Abdallah est né le 12 juin 1919 à Domoni (Anjouan) dans une famille noble. Il fréquente l’École Régionale de Majunga (Madagascar), jusqu’à la troisième année, et revient à Anjouan sans aucun diplôme.

    Sa famille possède des terres et des gens, il devient propriétaire, préparateur de vanille et commerçant. C’est plus tard qu’il entre en politique.

    Notable influent à Anjouan, en 1946, il est élu au Conseil général, et en devient le président en 1949. Il n’a alors que trente ans. C’est à ce titre qu’il se rend pour la première fois en France en 1951 pour appuyer l’Administrateur supérieur du territoire venu présenter les revendications du Conseil général. Il sera réélu à l’Assemblée territoriale jusqu’en 1973.

    Élu Conseiller de l’Union Française (apparenté Rassemblement des Gauches Républicaines) par le Conseil général (17 voix sur 24) le 4 novembre 1953, en remplacement de Georges Boussenot, il démissionne de ses fonctions de président de ce Conseil.

    En juin 1957, c’est Jacques Grimaldi qu’il remplace au poste de Conseiller Territorial (il siège aux côtés des élus de l’Union des Gauches Républicaines (U.G.R.).

    Il élu Sénateur le 26 avril 1959 (apparenté Union pour la Nouvelle République, le parti gaulliste) par 22 voix sur 31 votants. Il est réélu le 22 septembre 1968 par 49 voix sur 61 votants (il est membre de la Commission des Affaires culturelles). Il prend alors comme suppléant un autre Comorien de l’île d’Anjouan: Affraitane ben Saïd Aboubacar.

    Dans toutes ses élections il a eu l’appui du député puis premier Président du Conseil de gouvernement Saïd Mohamed Cheikh.

    Ahmed Abdallah devient aussi Président de la Chambre des Députés le 2 avril 1970 (par 25 voix, 6 abstentions) en remplacement du Prince Saïd Ibrahim qui prend la fonction de Président du Conseil de Gouvernement après la mort de Saïd Mohamed Cheikh. Mais les élections du 6 juin provoquent un changement de majorité, et Ahmed Abdallah perd son siège de Président. Il conserve tout de même son poste de Sénateur.

    Le 22 décembre 1972, après la motion de censure contre le prince Saïd Ibrahim, l’Assemblée territoriale le désigne comme Président du Conseil de Gouvernement avec comme mandat " négocier l’accession des Comores à l’indépendance dans l’amitié et la coopération avec la France ". Il démissionne de son poste de sénateur dès janvier 1973.

    Après l’échec des " Accords de 1973 ", et les tergiversations des autorités coloniales conséquentes au référendum de 1974, Ahmed Abdallah, en tant que président du Conseil de gouvernement proclame l’indépendance des Comores le 6 juillet 1975. Le Mouvement populaire mahorais (MPM) en profite pour déclarer l’attachement de l’île à la France.

    Avant l’indépendance, et surtout après, le gouvernement Abdallah tente de créer des liens avec d’autres pays autres que l’ancien colonisateur. Mais dès le mois d’août 1975, le premier coup d’État comorien met au pouvoir Ali Soilihi. Ce dernier envoie le mercenaire Bob Denard avec quelques hommes chercher Abdallah qui était alors à Anjouan. Les mercenaires le prennent vivant, mais il obtient de pouvoir s’exiler en France.

    Il n’y perd pas son temps, il prend les contacts nécessaires, obtient l’argent et les hommes pour pouvoir envisager son retour. Trois ans après avoir été chassé des Comores par les mercenaires à la solde d’Ali Soilihi, il s’appuie sur les mêmes mercenaires pour abattre ce dernier et mettre fin à l’expérience révolutionnaire. Il installe alors un pouvoir autocratique dans lequel l’opposition n’est que tolérée. Peu à peu, le régime devient dictatorial, encadré par les mercenaires qui contrôlent le pays.

    Le 26 novembre 1989, il est assassiné dans sa résidence en présence de trois mercenaires et de son Garde du corps, dans des circonstances qui demeurent encore mystérieuses.

    © MweziNet