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Problématique de la gestion des déchets aux Comores

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Destruction de l'environnement

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L' Environnement aux Comores

Problématique des déchets aux Comores
Pour un système de gestion intégrée

 Les résultats des journées (Moroni ville propre) ont mis en évidence une dynamique, tant du côté des institutions décentralisées, des associations, que des organismes internationaux, mais ont montré les limites d’une action à court terme très ponctuelle. Il s’agit aujourd’hui de prolonger ces initiatives par la mise en place d’un véritable programme à moyen et long terme.
La croissance urbaine des agglomérations de plus de 10 000 habitants aux Comores pose le problème crucial de la collecte et l’élimination des déchets. L’absence de réels systèmes de gestion conduit à la fois à des dégradations environnementales et à des effets parfois irréversibles, sur la santé des populations. Trois catégories distinctes de déchets sont à prendre en compte : les déchets d’origine ménagère dont le volume et la qualité évoluent proportionnellement à la consommation, les déchets industriels essentiellement liés à la consommation énergétique et la production d’encombrants, les déchets hospitaliers.
Chacune de ces filières doit faire l’objet d’un processus de collecte, traitement et élimination spécifique.
Les nombreuses expériences et initiatives ayant déjà eu lieu dans le domaine permettent de dégager plusieurs facteurs : sur le plan socioculturel, les populations procèdent d’ors et déjà à des modes d’élimination, certes imparfaits du fait de l’absence de lieux de dépôts conventionnels, mais qui témoignent d’une réelle dynamique ;
les associations de quartiers, opérateurs de décentralisation, avec des faibles moyens, et de mobiliser les populations et mettent en œuvre des opérations ponctuelles de ramassages ; les collectivités locales et le service public conscient du problème posé par les décharges sauvages, sont particulièrement démunis devant l’ampleur de la tâche et les difficultés de gestion financière et matérielle.
Les agglomérations se différencient par un niveau d’activités socio-économiques orientés soit sur les services, soit sur le monde agricole ; la nature et les quantités des déchets varient et les débouchés issus de leur transformation sont très ciblés.
Les schémas directeurs d’aménagement urbain et les perspectives d’aménagement du territoire ne sont pas véritablement intégrés au niveau des politiques de développement ;
Les contraintes environnementales, spécifiques à chacune des îles (climat, géomorphologie ; hydrogéologie, dynamique littorale) sont particulièrement fortes.
Les institutions de tutelles ne peuvent aujourd’hui assumer leur rôle en matière de planification sectorielle et de suivi : les outils d’évaluation et de diagnostic sont embryonnaires, le cadre législatif et réglementaire n’est pas directement applicable, les moyens de contrôle sont inexistants.
Un projet de gestion des déchets pourrait faire appel à plusieurs thèmes d’intervention.

Chami Mohamed Arkane
Technicien spécialisé dans le traitement des déchets

2001