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Association des Etudiants et des Diplômés Comoriens en
France Paris le 15 juin 2002
---------------------------------------------------------------------------------------Montreuil le 13 novembre 1999 Bilan du bureau exécutif de lEDICOF - 1999 Mes chers amis, bonjour ; A ce jour, votre devoir de membres de lEDICOF est de demander des comptes à ceux dont vous avez confié votre destinée, la destinée de lassociation des étudiants et des diplômés comoriens en France. Mais dabord permettez-moi de vous remercier par votre présence à cette assemblée générale. Car cela témoigne votre intérêt pour lassociation mais aussi votre soucis de voir un jour prospérer des idées qui nous tient chacun à cur. Je compte beaucoup sur vous , sur votre maturité et sur votre sens de patriotisme pour que cette assemblée se déroule dans les meilleurs conditions. Nous essaierons de donner à chacun un temps de parole adéquat pour exprimer son point de vue, sa suggestion et pourquoi pas son opposition. Cependant nous demandons que ceci se passe dans le respect mutuel et dans le soucis de construire. Faire un bilan, mes chers amis, est un travail difficile, surtout pour une structure
qui nexistait pas, que lon devait créer et assurer son existence. Faire un
bilan à mon avis cest faire une comparaison entre deux situations. Celle
davant le 06 décembre 1997 date de création de lEDICOF, à celle du 13
novembre 1999 deux ans après la création de lEDICOF. Faire un bilan cest
dire ce qui a marché, mais aussi ce qui na pas marché pendant ce long période.
Cest dans ce contexte que je vais essayer de répondre à la question dont vous
jouissez les droit de vous poser.
Situation avant le 06 décembre 1999 La situation de létudiant avant le 06 décembre 1997 est celle dune force
sans point dapplication ni direction dont lorientation était aléatoire selon
une loi de probabilité toute simple : on subissait les événements et on attendait.
En dautres termes, les étudiants avaient perdu presque tous les repères, toutes
les références. En matière de bourse, de renouvellement de la carte de séjour,
dinscription ect
Pire encore, on ne se connaissait pas, on se croisait dans les
métros sans se dire un mot de bonjour, pourtant gratuit, par ce quon ne se
connaissait pas. Manifester un geste de salut à son compatriote représentait un lourds
fardeau entre la plupart des étudiants. Une pire situation qui a laissé peu à peu la
place à lindifférence et à la destruction de notre patrie, une patrie de nature
fondée sur lhospitalité, la solidarité et profondément liée à sa culture et à
sa tradition. Le cours normale des événements aurait consisté à laisser la situation
évoluer ainsi et de surcroit notre génération aurait été dans ce cas réduit à un
maillon dans une chaîne qui ne ferait que suivre le mouvement de lensemble. Vous
imaginez un peu ou nous en serions arrivés. Nous savons tous qui profitait dune telle situation, limmobilisme des étudiants et des diplômés ne faisait que fragiliser lespoir de notre pays. Le cadre finit par devenir une proie facile à la démagogie politicienne et à la corruption. Les jeunes cadres actuels qui se trouvent dans ladministration comorienne en sont lillustration Un espace de rencontre était nécessaire pour combler le fossé énorme qui séparait les étudiants de leurs droits. Bien avant La création de lEDICOF, le 06 décembre 1997, un groupe de jeunes étudiants ont eu le courage et la volonté de mettre un coup darrêt à cette situation que jai décrit plus haut. Car, il fallait un détonateur, pour relancer le débat sur les conditions détudes des étudiants. Plusieurs réunions de travail ont eu lieu, de part et dautres mais essentiellement cétait à luniversité de Paris 8. Un long travail de huit mois a mis le feu au poudre en donnant naissance au texte fondateur, aux statuts et à la naissance de lassociation dénommé EDICOF. Situation actuelle après le 06 décembre 1997 Nous avions organisé notre mandat en deux phases, une phase dinformation de conscientisation et de mise en place des structures dune part, et une phase daction Le but dont sétait fixé notre bureau exécutif durant sa première année a été de - Dinformer, de conscientiser et de relancer le débat sur les condition
détude des étudiants. La mission dinformation , de conscientisation et de débat a été atteinte avec
les moyens suivants:-Emission à la radio animée par SOS démocratie au mois de Mai 1998 A ce jour lEDICOF est connue et est reconnue comme une force étudiante naissante, aux yeux de lopinion comorienne. La mission de la mise en place du conseil dadministration et des cellules a échoué Notre deuxième action consistait à mettre en place les structures, soient le conseil dadministration et les cellules. Conformément aux statuts le bureau exécutif jouissait les pleins droits de nommer des personnes compétentes pour constituer le conseil, mais par soucis de transparence nous avions opté pour une solution démocratique qui consistait à organiser des réunions dans les différentes universités pour former dabord les cellules et ensuite choisir un membre qui serait proposé ou élu par la cellule. La première réunion est organisée à luniversité de paris 8 au mois dAvril 1998. Nous sommes peut être tous au courant du résultat de cette réunion. Pour ceux qui ne sont pas au courant, cétait la discorde et la déception. En tout la cellule na pas pu se faire car il paraît quune association était déjà formée avec un programme à la main et un projet de statut tout fait. Ce que jai pu tiré comme enseignement en tant que responsable cétait le manque de soutient morale dont ont fait preuve nos amis fondateurs de lEDICOF, étudiants de l'université de Paris 8. Trois personnes ont su imposer à luniversité de Paris 8 le destin de lensemble des étudiants. En un mot, les uns décident dans cette université et les autres subissent. Je ne pouvait que regretter une telle situation. Vous me permettrez de citer un haut personnage politique français, CHARLES Pasqua qui disait que de fois la rupture peut devenir nécessaire et lhomme ne trace pas son destin que par la rupture. Ceux qui ont peur dagir par ce quil ont peur de rompre ou de contrarier lautrui sont prisonnier de leur propre sentiments. Notre deuxième champs daction a été luniversité de Jussieu. Ici nous avons pu convaincre lensemble des étudiants et la cellule a été formée. Le responsable est dailleurs ici parmi nous. Javais commencé personnellement à prendre des contacts avec certains étudiants de luniversité de Marne La Vallée ainsi que ceux de Villetaneuse mais les résultats étaient maigre. En gros la politique que nous avions adopté pour mettre en place les cellules et les membres du conseil dadministration a échoué faute Temps, de moyens humains et de soutient morale. Je vous rappelle que leffectif du bureau a été réduit à trois ou quatre en ce moment. Notre troisième action a été de fêter la journée de lindépendance du 06 juillet 19998 La journée a été organisée avec succès par trois association dont lEDICOF. Nous avions su défendre notre présence dans la journée en assurant les tâches suivantes : - Lanimation de la journée par notre président En gros cette journée a été un succès pour lEDICOF et pour les étudiants en général surttout. En conclusion cette première année a été un succès malgré quelques insuffisances. Beaucoup dautres activités auraient pu être réalisés si nous avions su créer les structures manquantes en labsence desquelles linformation ne circulait pas, sinon pas assez, et la coordination a été nulle. Bien que le journal a essayé de rattraper ce manque dinformation, sa distribution a été insuffisante faute de moyen humains pour le faire. Je vais par la suite essayer de vous présenter le bilan de la deuxième années ainsi que la politique que nous avions adopté. Après avoir réussi lannée dinformation, et de débat Nous nous sommes fixés les objectifs suivants pour la deuxième année.
- Maintenir la sortie du journal Notre combat a été de maintenir ce qui était déjà fait, cest à dire sauver
dabord nos meubles et sur ce sujet je voudrais rendre un hommage particulier aux
personnes suivantes qui sont les chefs duvres de ce journal.
Le maintient du journal a eu lieu avec succès grâce à ces personnes et je dirais encore que grâce au journal lEDICOF souffle encore. Un jour un membre du journal disait je cite " LEDICOF a crée le journal et le journal crée lEDICOF ". Notre deuxième action pour la deuxième année aurait consisté à multiplier les activités culturels et scientifiques malheureusement notre action dans ce cadre a été très insignifiante, nous le reconnaissons. Pourtant cest dans cette action que lassociation aurait pu prendre la dimension envisagée. Nous avions prévu dorganiser des colloques et des séminaires portant sur des sujets très divers touchant à léconomie, à la culture, à la société, à la science ect Vous savez très bien plus que nous que pour réaliser telles actions il faut beaucoup
de moyens non seulement matériels quun intellectuels mais aussi humais. On a senti
que notre action na pas été assez soutenu par les étudiants. La faute à
qui ? à nous les responsables même si nous avions à plusieurs reprises manifesté
notre volonté dintégrer tout le monde dans notre action. Des réunions à huit
clos ont été régulièrement organisées pour tenir les gens au courant de notre
difficulté à faire avancer les choses faute de soutient. Certains parmi vous ont certes
été conviés à participer au moins une fois à ces réunions. Nous navons pas
manqué aussi à faire votre appel dune part par le journal à travers la rubrique
" Mot du bureau " mais aussi dans deux assemblée, la dernière en
date a eu lieu à luniversité de Paris 8. Sans réponse de votre part nous avons
décidé de travailler autrement. Cest à dire : Cette nouvelles stratégie a donné naissance à lorganisation dune soirée au mois dAvril 1998 dont lobjectif était de relancer lassociation. Vous me permettrez de vous dire que nous avons organisé cette soirée en partant de rien, même pas un centime mais notre détermination et notre volonté ont été fortes pour quaucun obstacle ne puisse y résister. Le troisième objectif de cette deuxième année était de fêter la journée de
lindépendance du 06 juillet 1998 avec cette fois-ci de marquer davantage notre
présence et surtout notre différence en donnant à la fête une autre signification, et
à notre association un autre image, celui dune génération qui veut travailler.
Notre part de " gateau " à cette fête a été très important mis a
part notre contribution à lorganisation. Cest ainsi que nous avons préparé
Lobjectif du tournoi et du défilé de mode était de faire découvrir à nos petits frères et surs lhistoire, la culture et la tradition comorienne. Cette action je vous rappelle sinscrit parfaitement noir sur blanc dans les objectifs que sest fixé lEDICOF. Nous espérons que la nouvelle équipe qui va nous remplacer aujourdhui maintiendra cette activité et saura multiplier les actions en direction des plus jeunes. Quest-ce quon n'a pas pu faire ? Nous regrettons que lEDICOF nait pas pu soccuper des problèmes des étudiants en matières dinscriptions, de bourses et de renouvellement de la carte de séjour. Nos actions étaient jugées très éloignées des préoccupations des étudiants mais nous ne pouvions pas nous permettre de mettre la charrue avant le buf. Nous en étions conscient, mais ces questions étaient très sensibles et difficiles pour être abordées aussi vite, car elles nécessitent un large soutient provenant aussi bien des étudiants que de lopinion. Pourtant nous navions pas senti la présence de ce soutient, cest pourquoi nous avons préféré placer ces questions bien que primordiale, dans le long termes, au moment ou lassociation gagnera lopinion et quelle affirmera sa place et son poids dans la société Comorienne et internationale. Nous aborderons ces questions lorsque nous aurons mis en place une forte structure capable dagir ensemble, dans lunité. Nous aborderons ces questions lorsque nous arriverons à convaincre tous les universités y compris celle de Paris 8 que cest par une action commune que nous arriverons à faire bouger les choses. La plus mauvaise solution à ces questions serait de prétendre les aborder sans avoir les armes nécessaires pour combattre. Certains opportunistes peuvent " politiquement " se servir de ces questions pour détourner certaines opinions en vous faisant croire quil suffit daller à lambassade pour réclamer le droit à une bourse, ou se présenter à la préfecture pour demander un droit de travail ect Nous EDICOF, nous refusons de procéder ainsi. Nous avons choisi dagir dans long termes quand toutes les conditions sinon les meilleurs seront réunies pour agir ensemble. Pour finir, mon exposé, je voudrais dire ceci : Les premiers pierres sont posées, il reste encore des choses à faire, beaucoup de choses. Ce qui est fait nest rien par rapport à lambition que se donne lEDICOF. Ce nest quun ruisselet dans une forêt, mais ce sont les ruisseaux qui finissent par se transformer en marécage. Laction doit continuer avec une équipe renouvelée. Mais renouveler ne veut pas dire enlever toutes les racines, en changeant complètement une équipe. ça veut simplement dire donner un nouveau souffle , adopter des nouvelles méthodes de travail, et soutenir davantage laction entreprise par léquipe dirigeante. Il ne suffit pas de changer une équipe pour que les choses aillent mieux, il est nécessaire que cette équipe soit soutenue et cest là ou se trouve le fond de la question. Quand à mon équipe et moi notre mission prend fin aujourdhui. Vive lunité des étudiants Merci de votre attention Ahamadou MZE, |