Exposition à l'Alliance franco-comorienne : une fenêtre sur la communauté comorienne de Marseille

 

 

"Filles de lune ou histoire en terre comorienne ", tel est le titre de l'exposition de Pascal Grimaud à l'Alliance franco-comorienne de Moroni du mercredi 19 janvier  au 14 février prochain. 

Cet artiste-photographe expose ses œuvres photographiques réalisées depuis Marseille où se trouve une très forte communauté comorienne. Soutenu par son association Pixel et la cité phocéenne, Grimaud a choisi de venir à Moroni pour échanger son expérience avec les artistes de la place.  

Avant de livrer au public comorien son chef d'œuvre  composé de 30 images, il a invité la presse à un entretien mardi 18 janvier dernier pour lui faire part de ses  motivations artistiques en général et de son projet pour les Comores ; un projet qui date de 1999.

Grimaud n'est pas à son premier projet artistique. Auparavant, il a travaillé à Madagascar, notamment à Tananarive. Il dispose, à cet effet, d'un trésor d'images fortes sur cette mégapole malgache et  a exposé dans plusieurs endroits  à Marseille et à Tana.

De passage aux Comores en 1999, il s'est imprégné du mode de vie des Comoriens. Il partira en France avec une mine de clichés et  exposera son premier travail sur les Comores en septembre  et novembre 2001 à Marseille.

Il a mis surtout l'accent sur des images de la vie quotidienne, sur des scènes routinières de la société. Grimaud dit être séduit par l'étrange similitude du mode de vie et autres pratiques des Comoriens de Marseille et de ceux du terroir : célébration de mariages, funérailles,...

C'est dire l'attachement profond du Comorien à sa culture et à ses traditions. Une ambiguïté que l'on ne rencontre pas dans les autres communautés d'origine étrangère installées en France. Le photographe, lui, se défend cependant de faire un travail d'anthropologue.

Pascal Grimaud reconnaît avoir connu des difficultés de réalisation, notamment à Moroni dans la mesure où le climat ne cesse de varier, donc difficile de transmettre des images en temps réel. Encore, certaines mentalité sont-elles figées sur les questions purement financières.

Il laisse cependant à son destinataire une lecture subjective de ses images . Pour le photographe, son travail consiste à décrire et à raconter à son public ses impressions sur " l'ambiguïté " des lieux où il a eu à exercer son métier d'artiste. Parallèlement à cette exposition, Pascal Grimaud compte former des jeunes amateurs de la photo dans la perspective de la biennale de la photo en mars prochain à Madagascar. Son travail fera également objet d'une exposition à Marseille au mois de  mai 2005.