Circulation routière : le bilan des
accidents est encore alarmant
Laxisme dans la délivrance des permis de conduire, augmentation des
véhicules de volant à droite, imprudence des conducteurs….le rapport de la
brigade routière égrène une série de causes pour expliquer le bilan alarmant
des accidents de la circulation.
L'année 2004 a enregistré près de 119 accidents dont 24 mortels,
136 blessés légers et 38 blessés graves. Les victimes ont été soit des piétons,
soit des passagers.
Les statistiques indiquent que 90 accidents se sont produits dans
les grandes agglomérations de l'archipel où l'on constate une forte
concentration de la population.
Ce sont surtout les véhicules de transport en commun qui ont été le
plus souvent victimes de ces accidents, puis les véhicules de promenade, les
poids lourds, les deux roues et, enfin, les véhicules administratifs.
La brigade routière a signalé
environ 2 485 procédures judiciaires faisant suite à des accidents de la
circulation dont 13 affaires en cours.
44 accidents sont déjà traités et 75 ne le sont pas encore.
Plusieurs cas d' infractions ont fait l'objet de
plaintes par les familles des victimes, d'arrestations ou encore de gardes à
vue des conducteurs.
Le rapport de la brigade routière souligne que certains chauffeurs
doivent revoir le code de la route tandis que les usagers, eux, méritent des
leçons de civisme. Elle envisage, à cet effet,
d’installer des micro-stands d'instruction
dans les établissements scolaires et dans les chef-lieux.
Le commandant de la brigade indique, en outre, que l'augmentation
des infractions relatives à la circulation routière est encore due à l'impunité
dont bénéficient les contrevenants. Il préconise donc la mise en place de
permis de conduire à points, l'aménagement de parkings publics, l'éclairage
public des routes et l'élargissement des grands axes routiers.
Par comparaison, les chiffres sont trop élevés par rapport aux
précédentes années. Selon les estimations de la brigade, l'année 2004 a vu la
courbe augmenter de 18,5% par rapport à l'année 2003. Cette augmentation
considérable du nombre de personnes tuées donne matière à réflexion. Elle
dicte, selon toujours notre interlocuteur, des mesures urgentes pour assurer la
sécurité des biens et des personnes.