Enseignement : les enseignants refusent tout
compromis sur les deux mois d'arriérés de salaire de 2004
Les négociations entre le syndicat des enseignants et le
gouvernement de l’Union ont finalement accouché d’une souris. Et la grève
continue.
Les enseignants des collèges et lycées de Ngazidja campent toujours
sur leur position, celle de ne reprendre le chemin de l'école qu'après
versement de la totalité des arriérés de salaire de l'année écoulée.
C'est, du moins, ce que nous avons constaté mardi dernier à l'issue
de la énième réunion entre le syndicat des professeurs et le gouvernement au
bureau du vice-président chargé de l'Emploi, de la Solidarité et de la
Protection sociale. ''Rien n'a changé, du moins pour l'instant'', nous a
déclaré un responsable syndical à la sortie de la salle de réunion.
En visite à l'étranger, le vice-président Caabi
Elyachourtu, principal initiateur des pourparlers
avec le Snpc, a été représenté par Mohamed Ahamada, secrétaire général de son institution, lors de
cette réunion présidée par Yahaya Mohamed Iliassa, ministre de l'Education nationale.
" Les enseignants refusent tout compromis sur les deux mois
d'arriérés de salaire (novembre et décembre 2004) ", a déploré Mohamed Ahamada, regrettant une attitude des enseignants qu'il a
qualifiée " d'intransigeante ", et soulignant " les efforts du
gouvernement de l'Union " qui a versé trois mois de salaires sur les cinq
dus entre les 8 et 15 janvier. A son avis, les professeurs devraient faire
preuve de " confiance et d'humanité
et sauver l'année scolaire ".
Les propositions et les démarches entreprises devraient, selon lui,
susciter la confiance et faire dissiper les craintes de voir leur dû des mois
de novembre et décembre glisser dans la fameuse dette intérieure.
Les démarches proposées incluent l'ouverture d'un " compte
arriérés de salaires 2004 " qui recueillira toutes les impositions et les
recettes de l'exercice 2004 pour le paiement des arriérés de salaires de cet
exercice. Le montant de ces deux mois de salaire des enseignants s'élèverait à
500 millions de francs comoriens. Le gouvernement aurait entrepris, à en croire
des sources autorisées, une démarche auprès de certains partenaires des Comores
pour l'apurement des arriérés de 2004. Ce qui l'autorise à promettre de leur
verser les salaires d'octobre et novembre 2004 dans le courant du premier
semestre de l'année 2005 et apurer ainsi ces arriérés.
Il faut souligner, enfin, que le secrétaire général de la
vice-présidence qui a exprimé ses regrets face au refus du gouvernement de
l'île autonome de Ngazidja de participer à la réunion en dépit d'une invitation
qui lui a été faite, a réitéré son appel pour que ce dernier s'implique dans ce
dossier et favoriser ainsi la reprise des cours.