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HALTE A L’ASSASSINAT DU COMORIEN ANJOUANAIS

 

Cela fait quarante mois maintenant depuis que l’OPIA – MPA détient la réalité du pouvoir dans cette île et décide unilatéralement et arbitrairement de notre sort. Il n’a pas arrêté tout au long de ces quarante mois de nous promettre la lune en soutenant comme des prophètes que la séparation et la division des Comoriens fera la force des Anjouanais. Non seulement la lune refuse de nous tomber sur le tête mais le niveau de vie des Anjouanais en général, le pouvoir d’achat des agents de « l’Etat d’en jouant » ont fait une chute vertigineuse. Ainsi, sur ces 40 mois ceux ci n’ont payé que 12 mois en tout. Malgré ce bilan scandaleux, les vampires qui se sont hissés à la tête de l’île ont le toupet de  prôner une rentrée scolaire en tenant le même discours que celui qu’ils ont tenu en octobre 1999 à savoir que les enseignants Anjouanais doivent se sacrifier et encore se sacrifier pour « l’Etat indépendant d’en jouant » c’est à dire le système malicieux qui nous opprime et nous exploite. Trop, c’est trop ! Ces apprentis sorciers nous prennent – ils pour des imbéciles heureux ou quoi ? La question mérite d’être posée car les faits ont prouvé de façon que le séparatisme est une voix de garage dans la mesure où la division …… nulle part encore moins dans l’îlot d’Anjouan n’a jamais fait la force. Et pourtant ceux qui nous retiennent prisonnier dans cette cage sont décidés plus que jamais à maintenir le cap de la confédération des Etats souverains des Comores tout en cachant ces intentions à l’opinion internationale. Ce qui veut dire que nous ne sommes pas prêts de voir le bout du tunnel et allons continuer à mourir à petit feu sous le poids de ce système prédateur. Dans ces conditions, les versements hypothétique d’un mois de salaire ou deux va – t –il une fois de plus suffire pour pousser les enseignants sur le chemin de l’école alors que ce qui est en jeu, c’est leur avenir lui-même. A la veille de la rentrée scolaire 2000-2001, les enseignants de l’île d’Anjouan doivent relever le débat en exigeant d’ABEID sa clique et ses alliés de Moroni qu’ils se prononcent clairement sur le sort qu’ils leur réservent à moyen   et à long terme. En aucun cas, ils ne doivent pas se laisser tromper par les larmes de crocodile d’ABEID ou les champs de sirènes des griots séparatistes.

 

                                                                                                              LA VOIX  DU  PEUPLE  

 

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